Mini-webdocus

Difficile de faire plus simple comme nom. Les minimovies, comme le nom l’indique donc, sont des documentaires d’une durée adaptée au web : de 3 à 7 minutes. Chaque sujet compte 7 à 10 épisodes. Submarinechannel, la société néerlandaise qui les produit, ne s’est pas contentée de couper en plusieurs parties des documentaires classiques. Chaque épisode peut ainsi se visionner indépendamment. Le rythme est plus rapide. Et les sujets sont bourrés d’innovation.

Le dernier en date « I love Alaska » reprend le scandale AOL. En 2004, le géant d’internet a publié par inadvertance les trois derniers mois de recherche de 650 000 internautes. L’équipe de minimovies s’est penchée sur le cas de l’utilisateur 711391 : une quinquagénaire de Houston (Texas), religieuse et fascinée par l’Alaska. On y voit des paysages enneigés, en plan fixe, et on entend une voix off, métallique, qui énumère les recherches : comment fllirter avec un homme; comment tuer un oiseau dans son jardin; peut-on attraper le SIDA par la transpiration…. Ca s’apparente pour moi plus à une video d’art qu’à un reportage.

HBO

Autre exemple, plus intéressant : « Dear Oprah ». Sous la forme d’une lettre adressée à la célèbre présentatrice américaine, les journalistes sont partis à la rencontre des américains qui ne votent pas. On y apprend beaucoup de chose, comme les difficultés matérielles que peuvent rencontrer des américains modestes pour se rendre aux urnes. Surtout, la forme est originale : des experts commentent des chiffres de l’abstention autour d’une pizza, d’une tarte aux myrtilles ou encore d’une omelette qui servent à représenter la part des citoyens qui remplissent ou non leurs devoirs. Les journalistes se mettent beaucoup en scène et n’hésitent pas à faire des blagues. On passe ainsi du rire aux témoignages d’une démocratie américaine en crise.

Leur première production, Molotov Alva, se situe entièrement dans l’univers virtuelle de 2nd Life. Une idée originale qui leur a valu l’intérêt de la grande chaîne américaine HBO.

Sur un plan pratique, on peut télécharger les documentaires, mais on ne peut pas, me semble-t-il, s’abonner sous forme de podcast pour les visionner sur des smart phone. Dommage. Surtout que les possibilités qu’offre le web ne sont pas vraiment exploitées. Par exemple, la rubrique « pour aller plus loin », se limite à deux trois articles, dont Wikipedia, pourtant proscrit chez tout journaliste qui se respecte.

Et qui di web ne dit pas toujours mauvaise qualité puisque

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