Archive for the ‘Petites notes’ Category

Un mot d’éco

11/05/2009

L’obstacle économique est double : les diffuseurs paient mal et les webdocus demandent un gros coup de développement, notamment lorsqu’ils intègrent de l’interaction.

Bonne nouvelle : ça bouge sur les deux fronts ! D’abord, on voit de plus en plus de publicités intégrées aux webdocus. Certaines audiences qui se compte en centaines de milliers de visiteurs uniques font réfléchir les annonceurs.

Deuxièmement, les coûts de production devraient progressivement baisser grâce aux nouveaux outils dont dispose le journaliste multimedia. On connaissait déjà certains programmes gratuits comme Audacity pour le son ou Soundslide pour les diaporamas sonores. Mais dès qu’il s’agit de créer une interface, il faut du temps et donc de l’argent, beaucoup d’argent.

Une nouvelle étape pourrait bien être franchi grâce à de nouveaux sites comme Wix qui permet de créer gratuitement et simplement des pages en flash. Pas besoin d’écrire une ligne de code. Le mouvement avait déjà été amorcé par les plugins de WordPress. On peut penser que ce genre d’outils, accessibles techniquement et financièrement, sont amenés à se développer et donc à faire chuter les prix de productions des webdocumentaires.

Qu’est ce qui fait un webdocumentaire ?

10/05/2009

Tout mémoire raisonnable commence par une définition du sujet.  J’y suis toujours pas arrivé. Inteded Consequences est une de mes références.  Il a d’ailleurs gagné un webby award il y a quelques jours. Pourtant, il n’est ni interactif, ni contributif et le récit est linéaire… A part quelques liens, et les commentaires des internautes, rien, à priorio, ne le distingue d’un documentaire classique. Et pourtant, il existe une version longue (1 heure), conçue pour la télévision. Pour l’adapter, ou plutôt le décliner, Brian Storm et son équipe ne se sont pas contentés de chapitrer la version télé. Alors qu’est-ce qui fait un webdocumenaire ?

La télé à 3 mètre et l’ordi à 50 cm

La grande différence, à mon avis, est dans l’utilisation de la photo et de l’habillage sonore. Certes, de nombreux documentaires classiques intègrent des images fixes, mais seul le web leur donne cette force. Une puissance qui vient de la façon dont on utilise un ordinateur : de plus près. Le nez fourré dans les pixels, forcément, on est plus immergé ! Et pour moi qui suis un habitué du premier rang au ciné, ça a son importance ! En plus, on est naturellement plus actif devant un ordianteur qu’avachi sur un canapé… L’amélioration de la qualité des images sur internet grâce aux meilleurs résolutions de nos écrans et des connexions toujours plus rapides, permettant de charger des fichiers plus lourds, donne encore plus d’impact aux webdocus.

Du webdocu unimedia

Autre cas de figure : les mini movies. Comme Intended Consequences, ces documentaires, qui ont fait l’objet d’un post sur ce blog, ne sont ni interactifs, ni participatifs. Le récit est linéaire et  ils ne sont même pas multimedia (100% vidéo) ! Ils ont pourtant été nominés aux webby awards… En fait, c’est la structure du récit qui en fait des webdocumentaires. Conçus comme des feuilletons d’environ 5 minutes, ils peuvent se regarder indépendament. Un format typiquement web qui n’empêche pas d’aller au fond des choses puisqu’il y a une dizaine d’épisodes à chaque fois.

Enfin, qu’est-ce qui distingue une infographie interactive d’un webdocu ? La différence n’est pas à chercher dans la forme mais dans le fond. Contrairement à l’infographie, le webdocu raconte une histoire. Pas la peine d’aller chercher midi à 14 heures.

Les webdocus « bonus »

02/03/2009

ellroy

Il y a les webdocus qui se suffisent à eux-mêmes. Et il y a ceux qui sont associés à d’autres productions comme un documentaire, un livre ou même une pub.

Les plus médisants n’y verront qu’un ersatz de webdocu. Un simple bonus promotionnel ou, au mieux, un vague supplément. D’autres, par contre, penseront qu’ils constituent un terrain de jeu exceptionnel où l’on expérimente, on invente des associations de médias et, in fine, on crée de nouveaux modes de récit.

Trois exemples :

La cité des mortes, déjà évoquée dans un précédent post.

James Ellroy – Le quatuor de Los Angeles vient enrichir le site d’un Théma diffusé sur Arte en novembre dernier, consacré à l’auteur américain.  Sous forme de parcours initiatique, on découvre le Los Angeles de James Ellroy, à travers son Quatuor : Le Dahlia Noir, Le Grand Nulle part, L.A.Confidential et White Jazz. Produit par Plokker le webdocumentaire a reçu le prix Eyes and Ears 2007, dans la catégorie “Meilleur Site internet d’un programme, d’un film ou d’un contenu”.

Asile de nuit fonctionne comme le journal de bord du cinéaste Nicolas Klotz qui a voulu documenter et prolonger le débat autour de ses productions : Paria et Un ange en danger. Le site, conçu pour être un « lieu-refuge donnant hospitalité à la pensée », voulait, à travers des entretiens vidéo avec des sociologues, des philosophes et des acteurs de la rue, prolonger le débat sur l’exclusion, sujet de ses films. Mais le site date : les vidéos sont difficiles à visionner, le graphisme est austère et le forum inanimé depuis 2001. Un pionnier à l’époque !

Le web-documentaire, demain tous reporters ?

15/02/2009

C’est la question que pose le chapitre sur les web documentaires du dossier Digima (Digital + cinéma) publié sur le site fluctuat.net. Bonne lecture !

Recentrer le sujet

14/01/2009

Peut-être vaudrait-il mieux se concentrer sur une boite de production en particulier ? Upian par exemple. Mais y-a-t-il assez de matière ? Car s’ils se disent « web producer since 1974 », on ne compte que 6 webdocumentaires sur leur site. A voir.

Premiers angles

23/11/2008

C’est la première fois que je soumets mon projet à un prof du Celsa, en l’occurrence Arnaud Legal (directeur de la rédaction de L’Entreprise). Il y voit deux angles possibles : l’aspect esthétique des webdocumentaires, une sorte de classification des formes que prends ce média émergent, si j’ai bien compris, et, deuxièmement, les implications que cela peut provoquer dans le journalisme.

J’ai pensé quant à moi à un autre angle : la naissance du webdocumentaire à travers les réseaux de ditribution (toutes les nouvelles boites de production type ligne4 et upian) et la mise en place d’un business modèle.

Les premières pistes sont lancées.

Un diaporama qui tourne mal

17/11/2008

En tant qu’éditeur du groupe du samedi après-midi, lors du Festival des 4 écrans, j’ai coordonné et mis en ligne les productions de l’équipe. Bien que débordé par ma lourde tache, j’ai pris le temps d’aider la pauvre Camille qui était coincée, au 18e étage d’une tour de la BNF, depuis plus trois heures, dans une conférence sur les « serious video games ».

Le but était d’enregistrer les voix des intervenants pour un sujet sonore pour le blog. Je suis venu prendre quelques photos pour illustrer les sons.  Mais dans l’ascenseur du retour, nous décidons d’être plus ambitieux et de réaliser un diaporama avec des extraits de jeux. Problème : les photos que j’avais prises n’étaient pas assez variées et nombreuses, puisqu’à la base, nous ne devions n’en utiliser qu’une par invité.

Nous avons décidé de relever le défi tout de même, sachant que notre temps était compté. Résultat intéressant au niveau des sons, mais médiocre pour les photos, ma partie… Tant pis, c’est lé métier qui rentre, mais c’est surtout une épreuve qui m’a poussé à aller voir ce qui se faisait sur le web. D’où ma découverte des sites cités dans le précédant article.

Si une curiosité malsaine vous anime, vous pouvez toujours aller voir le diaporama en question sur le blog du festival. Hélas, pour vous décourager, j’ai volontairement oublié de mettre un lien.

Première pierre à l’édifice

16/11/2008
Thanatorma, le webdocu qui m'a donné l'envie de commencer ce mémoire

Thanatorma, le webdocu qui m'a donné l'envie de commencer ce mémoire

Le blog du festival des 4 écrans, que nous avons réalisé, en direct, avec ma classe du celsa, a été ma première expérience concrète de journalisme web. Sur place, nous avons mis en ligne des dizaines d’articles liés au déroulement du festival, du 14 au 16 novembre.

En parcourant le blog, un article de Mounir, sur Alexandre Brachet, membre du jury, et responsable du site upian.com, m’a fait découvrir Gaza-Sderot, une série documentaire diffusée sur internet, qui, comme le dit si bien Mounir, « redéfinit les codes de la narration ». Si la formule est un peu pompeuse – désolé Mounir – c’est vrai que j’ai été impressionné. Deux vidéos, présentées sur un même écran, se font face et dialoguent. L’une raconte la journée d’un Palestinien dans la bande de gaza, l’autre celle d’un Israélien.

Intrigué, j’ai exploré le site d’Alexandre Brachet. Sur la page d’accueil, quelques « webdocumentaires », dont Thanatorama, un diaporama animé de grande qualité. Très étrange.  Les photos et la vidéo illustrent le récit, bien écrit, de ce qui advient après la mort. On peut choisir son propre scénario : crémation ou enterrement ? Quel bois pour mon cercueil ? Laisser vous guider par vous-même : le documentaire.

Notre travail lors du festival était chapeauté par notre prof de presse web : Judith Rueff. Cette ancienne journaliste de Libération a lancé récemment une agence de reportage nommée ligne4, du nom de sa ligne de métro. Le concept est intéressant : vendre des documentaires format web aux médias. Sur le site, les projets réalisés et diffusés sont visionables. Je conseille Les oubliés du pipeline, un diaporama avec les photos et la voix du photographe Grégoire Eloy, qui a vadrouillé entre le Caucase et la Turquie, le long du pipeline qui transporte l’or noir de la mer Caspienne à la Méditterranée. Étonnant contraste entre la pauvreté de ces gens et les millions de dollars qui s’écoulent sous leurs pieds.

Avant de conclure cet après-midi devant mon ordinateur par la création de ce blog, j’ai fait un tour sur le site de kourtrajmé où l’on peut aussi voir quelques documentaires intéressants, même s’ils ne sont pas révolutionnaires au niveau du format.

Pas de quoi nourrir mon idée de mémoire sur les webdocumentaires. Reste à trouver l’ angle !